Les montagnes de l'Atlas
Mars est le mois où l'Atlas se révèle dans toute sa splendeur et celui qui vaut le détour, notamment pour ses montagnes. Les fleurs sauvages sont à l'honneur : coquelicots, asphodèles, iris sauvages, genêts jaunes et des dizaines d'espèces aux noms complexes éclosent dans le paysage durant les deux dernières semaines de mars et les deux premières d'avril. Les contreforts de l'Atlas, de la vallée de l'Ourika à la route d'Aït-Ben-Haddou au sud de Marrakech, se métamorphosent : vues de loin, leurs flancs bruns et arides se transforment au ras du sol en un tapis de couleurs qui captive les randonneurs. Les centres de retraite proposant des randonnées guidées en mars offrent une expérience qui justifie pleinement le détour.
La limite des neiges recule sensiblement en mars : les sentiers bloqués en février s’ouvrent progressivement au fil du mois. Vers la fin du mois, la randonnée d’Imlil à la vallée d’Azzaden, en passant par des villages berbères encore enneigés sur les crêtes mais parsemés de fleurs sauvages dans les prairies, offre l’un des paysages les plus complets du Maroc. La fonte des neiges remplit les rivières et le murmure de l’eau, absent durant les mois secs de l’hiver, résonne à nouveau dans les vallées.
Pâques tombe parfois fin mars, ce qui entraîne une légère augmentation du nombre de visiteurs, notamment dans la vallée de l'Ourika, suffisamment proche de Marrakech pour des excursions à la journée. Si vous souhaitez éviter l'affluence de Pâques, vérifiez les dates et privilégiez les trois premières semaines du mois.
Pour une expérience Atlas complète en toutes saisons, notre guide de retraite dans les montagnes de l'Atlas Ce guide couvre l'hébergement, les randonnées et ce à quoi vous pouvez vous attendre.
Marrackech
Marrakech en mars est la ville la plus belle. Les jardins sont en pleine floraison printanière : le Jardin Majorelle, luxuriant et coloré, les jardins de la Ménara, verdoyants, et les jardins privés des riads embaument la fleur d’oranger, conférant à Marrakech en mars une odeur unique. L’eau de fleur d’oranger, distillée à partir des fleurs des orangers amers omniprésents dans la ville, est récoltée en mars et utilisée dans la cuisine et les cosmétiques marocains tout au long de l’année. Le parfum d’un jardin de riad à Marrakech à l’aube en mars vaut à lui seul le voyage.
La médina retrouve son rythme de croisière en mars : plus de visiteurs qu’en février, mais toujours fluide, les souks animés sans être bondés. La place Jemaa el-Fna, en fin de soirée, dégage une chaleur et une énergie que l’hiver ne peut offrir : les étals de nourriture sont en pleine activité, les musiciens et conteurs se produisent devant un public mêlant locaux et touristes, et l’air est suffisamment doux pour profiter d’une terrasse sans veste à 21 h.
Les retraites de mars peuvent enfin se dérouler entièrement en plein air. Une séance de yoga sur un toit-terrasse à 7h du matin, avec l'Atlas à l'horizon et la ville qui s'éveille en contrebas, est l'expérience incontournable d'une retraite à Marrakech, et elle n'est pleinement disponible qu'à partir de ce mois-ci. Les meilleurs centres de retraite de la médina possèdent des terrasses sur le toit orientées sud ou est, spécialement conçues pour la pratique matinale, et c'est en mars que ces terrasses prennent toute leur place au programme.
La vallée du Drâa et le sud présaharien
Mars est le mois idéal pour découvrir la vallée du Drâa, l'une des destinations les plus méconnues du Maroc. La vallée s'étend au sud d'Ouarzazate, traversant 200 kilomètres de palmeraies, de kasbahs et de villages berbères, jusqu'à Zagora et la lisière de la hammada présaharienne. En mars, le fleuve coule grâce à la fonte des neiges hivernales, les palmeraies sont verdoyantes, les champs de blé au fond de la vallée sont presque mûrs pour la moisson et les kasbahs qui la surplombent – architecture de terre rouge se détachant sur le ciel bleu – offrent un spectacle particulièrement photogénique sous la lumière printanière.
Les centres de retraite dans la vallée du Drâa sont moins nombreux qu'à Marrakech ou sur la côte, mais méritent d'être découverts : des kasbahs transformées en espaces de retraite avec terrasses de yoga donnant sur la vallée, des dîners conviviaux sous les palmiers et des excursions vers les sites fossilifères et les villages nomades de la hammada environnante. La combinaison de la vie agricole printanière de la vallée et du désert qui commence à 100 kilomètres au sud est une particularité de la vallée du Drâa, particulièrement perceptible en mars.
La Côte Atlantique
La côte est agréablement chaude en mars et de plus en plus prisée. Les vagues, après leur pic de février, deviennent plus accessibles. Taghazout offre le meilleur des deux mondes en mars : des houles encore assez importantes pour intéresser les surfeurs confirmés, mais plus calmes certains jours pour les débutants ; une eau qui se réchauffe après son creux de février ; et une vie sociale animée sur la côte qui retrouve son dynamisme d'avant la haute saison. C'est en mars que la communauté internationale de surf et de yoga, qui hiverne sur cette côte, commence à s'agrandir avec l'arrivée des vacanciers du printemps.
Essaouira, en mars, est particulièrement romantique, balayée par les vents : la floraison des fleurs qui a marqué février s'achève, la lumière printanière est extraordinaire et la ville est encore suffisamment calme pour que l'on puisse apprécier le rythme de la vie quotidienne. Le marché aux poissons hebdomadaire du port, les coopératives d'argan qui passent de la transformation à la vente, et les ateliers de la médina, où s'affairent les artisans après un hiver paisible, préparent leurs stocks pour la saison touristique printanière – Essaouira de mars vibre d'une énergie industrieuse que l'été n'a pas.
Le Sahara
Le Sahara atteint son climat idéal en mars. Les températures diurnes atteignent 25 à 30 °C, suffisamment chaudes pour s'entraîner en extérieur sans avoir à gérer la chaleur comme c'est le cas à partir de mai. Les nuits sont encore assez fraîches pour se couvrir d'une couverture et allumer un feu, ce qui permet de profiter pleinement de l'expérience d'un campement dans le désert : entraînement à l'aube, petit-déjeuner autour du feu, excursion en journée, coucher de soleil sur les dunes, feu et étoiles le soir.
La lumière printanière du Sahara en mars révèle sur les dunes des couleurs que le soleil estival ne peut offrir : des teintes orangées et dorées profondes le matin, de longues ombres dramatiques en fin d’après-midi, et une lumière vespérale d’une qualité exceptionnelle qui sublime sans effort chaque photo prise dans l’heure précédant le coucher du soleil. Les séjours dans le désert affichent complet plus rapidement en mars que durant la plupart des autres mois, car la réputation de ces conditions exceptionnelles s’est répandue. Réservez tôt.