Agadir et Taghazout
Le mois de mai marque la transition sur la côte atlantique et lui convient parfaitement. Les grosses houles hivernales sont en grande partie passées, ce qui rend le surf plus accessible aux débutants et aux surfeurs intermédiaires, tout en conservant un intérêt certain pour les surfeurs confirmés les bons jours. La température de l'eau, entre 19 et 20 °C, est la plus chaude enregistrée depuis octobre. La plage d'Agadir en mai est agréable, peu fréquentée (contrairement à l'été) et se comporte comme une véritable plage, loin de l'ambiance hivernale des spots de surf.
Taghazout en mai dégage une énergie particulière : la communauté de surfeurs chevronnés qui y hiverne se disperse à l’approche de l’été, laissant place à une foule plus variée de vacanciers découvrant la station pour la première fois. Les centres de retraite affichent complet, sans toutefois atteindre leur apogée estivale, et l’atmosphère y est d’une fraîcheur que l’on ne retrouve pas chez les habitués d’août. Le paysage côtier est également à son apogée : les pluies hivernales se font encore sentir dans la forêt d’arganiers verdoyante entre Agadir et Essaouira, et la plaine du Souss livre ses récoltes printanières d’agrumes et d’avocats.
Pour un aperçu complet de la retraite à Agadir et Taghazout, consultez notre Guide des retraites de yoga à Agadir décrit la côte en détail.
La vallée du Dadès
La Fête des Roses de Kelaat M'Gouna a généralement lieu le premier week-end de mai. La vallée, aux alentours de l'événement, mérite autant le détour que tout ce que le Maroc a à offrir en ce mois : les champs de roses en pleine floraison, le marché de la fête avec son incroyable concentration de produits à base de rose, et l'atmosphère si particulière de cette célébration rurale marocaine qui se perpétue depuis des décennies. Le trajet en voiture depuis Marrakech, à travers les palmeraies du Drâa et jusqu'au Dadès, dure environ quatre heures et offre un spectacle magnifique sous la lumière du mois de mai.
Même en dehors du festival, la vallée du Dadès en mai est un lieu de retraite exceptionnel. Les kasbahs qui la jalonnent, les gorges au nord de Boumalne Dadès avec leurs formations rocheuses sculptées spectaculaires, et le parfum de rose qui embaume l'air au petit matin en font l'un des environnements sensoriels les plus complets du Maroc. On la cite rarement au même titre que Marrakech ou la côte pour les retraites de yoga, et c'est précisément pour cela qu'elle mérite d'être prise en considération.
Fez
Fès en mai est la ville la plus accessible : il fait chaud, mais pas encore les 40 °C de juillet qui rendent la médina, si dense, véritablement étouffante. La médina de Fès el-Bali, la plus grande zone urbaine piétonne au monde, est à son apogée lorsque le temps est suffisamment doux pour savourer un thé à la menthe dans la terrasse d’un fondouk, mais pas trop chaud pour que la promenade dans les ruelles étroites devienne pénible. Le mois de mai offre précisément ces conditions idéales.
L'offre de retraites à Fès est moins développée qu'à Marrakech, mais en pleine expansion. Les tanneries de la ville, ses treize siècles de tradition artisanale et de savoir-faire, sa musique soufie et l'architecture de sa médina, qui fait paraître Marrakech plus récente et plus simple, confèrent à Fès une richesse culturelle qualitativement différente de celle des destinations marocaines les plus touristiques. Une retraite de yoga dans un riad de Fès en mai, avec l'appel du muezzin résonnant sur les murs de la médina à l'aube avant la pratique et la visite des tanneries à la lumière matinale avant que les odeurs ne soient à leur comble, offre une expérience authentiquement différente de celle de la côte ou de Marrakech.
Les montagnes de l'Atlas
L'Atlas en mai est doux, entièrement accessible et entre dans sa saison la plus exigeante physiquement. Les alpages, au-dessus de 2 500 mètres, s'ouvrent en mai lorsque les bergers berbères y font paître leurs troupeaux pour l'été. Emprunter les sentiers d'altitude, c'est être témoin de cette transhumance : les familles et leurs troupeaux, le son des cloches des bergers dans les vallées silencieuses en hiver, et l'énergie particulière de ces communautés qui perpétuent cette migration depuis des siècles.
L'ascension du Toubkal est optimale en mai et début juin, lorsque la neige au sommet est suffisamment dure et stable pour assurer une bonne adhérence des crampons, et que la chaleur estivale n'a pas encore rendu l'approche trop éprouvante. Les centres de retraite près d'Imlil qui proposent une ascension du Toubkal dans leur programme de mai offrent la meilleure période de l'année pour cette tentative.
Chefchaouen
La Cité Bleue des montagnes du Rif est à son apogée en mai : températures de 20 à 25 °C, montagnes environnantes encore verdoyantes grâce aux pluies printanières, et ruelles bleues de la médina particulièrement photogéniques sous la douce lumière printanière. Chefchaouen attire moins de retraites de yoga que sa beauté ne le justifierait, en partie à cause d’infrastructures moins développées qu’à Marrakech, mais les quelques centres de retraite qui y opèrent en mai offrent une expérience véritablement unique.
La combinaison de la médina bleue (peinte en bleu et blanc par la communauté juive de la ville dans les années 1930, une tradition perpétuée depuis), des randonnées dans les montagnes du Rif surplombant la ville et du calme particulier d'une cité magnifique mais préservée du tourisme de masse, fait de Chefchaouen une destination idéale pour un séjour au mois de mai, qui récompense ceux qui osent sortir des sentiers battus. Le trajet en voiture depuis Marrakech dure environ cinq heures via Fès, ou trois heures depuis Casablanca.